| La Série 5 chez BMW est à même de ravir ceux qui privilégient le confort, le silence et le luxe, tout en restant une auto homogène et abordable en occasion, puisque la production de la E39 cessa en 2002. Elle fut déclinée dans presque toutes les motorisations du groupe BMW depuis la 520d jusqu'à la M5 (seuls les moteurs 1.6 et 1.8 n'ont pas été monté, et l'on comprend aisément pourquoi !). Zoom sur le cœur de la gamme, la 523i Pack.

Au premier abord, elle n'apparaît pas aussi grande qu'on pourrait le croire : seulement 10 cm de plus en largeur, 34 cm en longueur que la Série 3 (E36) et 150 kg de plus, ce qui n'est pas énorme. Merci au train arrière en aluminium, car il s'agit d'un gain de poids appréciable ! Posé sur ses jantes alu (avec roue de secours identique aux 4 autres), chaussé en 225/60 VR15, le vaisseau spatial nous attends, avec sa ligne soulignée de quelques chromes dont se dégage une impression de classe et de solidité.
Télécommande, déverrouillage, et nous sommes invités à son bord. Mais avant d'y entrer, un petit tour sous le capot nous permet de découvrir bloc 6 en ligne 2.5. Equipé du double VANOS, il développe 170 chevaux pour un couple de 25 mkg à 3950 Tr/min. Tout est propre, accessible et bien pensé, un exemple à suivre !
A bord, luxe et raffinement, matériaux d'excellente facture et assemblage quasi parfait, tout tombe bien sous la main, on est dans son jardin, aucun besoin d'adaptation, comme si vous aviez toujours possédé cette voiture. On y trouve le volant multifonction, à 4 branches (on y préférera le 3 branches des E36), la climatisation automatique bizone avec buses pour les places arrières, et l'ordinateur de bord avec l'habituel check control qui vous prévient lorsqu'une ampoule est grillée, s'il le moteur manque d'huile, d'eau, etc… Les haut-parleurs de la chaîne Hi-Fi sont bien situés avec les basses dans les portières et les tweeters au niveau des rétroviseurs : BMW a fait des efforts dans ce domaine jusqu'alors bâclé.
Contact. Le feulement du moulin est à peine perceptible, rien ne vibre... on a calé ? Non pas du t out, l'insonorisation et le filtrage sont exceptionnels. Trop, même ! Nous aurions aimé entendre hurler le 6 cylindres lors des fortes accélérations, mais il est trop sage et il se fait oublier, mais ou sont donc les batteries de cette auto électrique ? En réalité, ça correspond au caractère de la voiture et de son conducteur… En route, le couple omniprésent se fait sentir, ça repart même en 4ème à 1000 tr/min avec 4 personnes à bord et en montée ! Incroyable de douceur, d'onctuosité, oui mais… Une fois les passagers déposés, on teste enfin les possibilités de l'engin, point de hargne, pas de coup de pied au train arrière, ça accélère en douceur, régulièrement, ça reprend sans à-coups, c'est électrique, linéaire, mais où sont donc les sensations dont BMW nous avait habitué ? Impossible même antipatinage déconnecté de réaliser des dérives de l'arrière, tout est collé au sol, tenue de route parfaite, amortissement excellent, ferme, rien ne bouge et la puissance ne suffit pas pour s'amuser, à l'extrême limite un léger sous virage suivi d'une glisse des 4 roues, mais il faut vraiment chercher la voiture ! Trop sage cette berline, un gentil vaisseau spatial, impression ou réalité ? Les chronos confirment que ça n'est qu'une impression, le 0 à 100 abattu en 8,5" et le kilomètre départ arrêté en un peu plus de 29 secondes…
BMW a privilégié l'agrément et le confort à la sportivité. La consommation s'élève à 7 litres sur route, 9 sur autoroute et 13 en ville. Nous avons fait une moyenne de 7.7 litres aux 100 km, tous parcours confondus avec 4 personnes à bord en 650 km, dont 50% d'autoroute. C'est tout à fait raisonnable.

En conclusion, elle ravira ceux qui préfèrent le confort et la sagesse. Les autres devront acquérir au moins la version 528i. On trouve en concession BMW des autos dans un état parfait, garanties, à des prix très raisonnables, car moins de demande sur ces séries.
|
Le confort, le silence, la tenue de route, la qualité des matériaux, l'équipement trés complet, l'éclairage, l'amortissement parfait des suspensions, la douceur et la précision des commandes, l'essuie-glace passager à balancier (fini le manque d'essuyage dans l'angle supérieur), le volume de l'autoradio assisté en fonction de la vitesse (réglable). |
|
| |
Le volant 4 branches (goût perso), le moteur trop sage et presque trop silencieux, le maintien latéral des sièges, et quelques réactions d'assistance dans le volant lors de courbes serrées.
|
|
|
Noël.
|